Vietnam : Mékong, le fleuve du sourire

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Il naît aux confins du Tibet. Après 4 800 km et plusieurs pays, c’est en mer de l’est que le fleuve Mékong se déverse, dans un delta immense, au sud du Vietnam.

Pour mieux comprendre ce qui fait la richesse de cet immense cours d’eau, rien de tel que de parcourir ses eaux, qui relient notamment Saigon aux temples d’Angkor. Fleuve emblématique de l’Asie, le Mekong est une artère essentielle du commerce et de l’économie.

Histoire mouvementée
Accoudé au bastingage du RV Indochine, partons sur le Mekong et contemplons la vie qui l’anime, les populations qui s’en servent et les paysages qui le bordent. Comme à Ho Chi Minh ville, que les Vietnamiens appellent toujours Saigon. Cette ville grouillante de vie porte les traces de son passé colonial, avec des monuments au style occidental.

À la croisée des influences asiatiques, spécialement chinoises et indiennes, le Vietnam a vécu heures sombres et moments fastes. De la victoire contre les Mongols à la défaite américaine des années 1970, en passant par la présence française, le pays a connu des siècles troublés, entre mandarins, dynasties et fiefs locaux. Son peuple en garde un souvenir vif et les conversations en portent la marque.

L’Amant…

À bord du bateau, avec ses cabines en bois exotiques et ses pontons aux lumières cuivrées, quittons la cohue de Saigon par la rivière pour rejoindre un des bras du delta du Mékong, jusqu’à My Tho. Après avoir mouillé l’ancre, on admire le travail des artisans, avant de flâner dans le marché local regorgeant de produits frais. À Sa Dec, c’est la maison de celui qui fut « L’amant » de Marguerite Duras qui vaut le détour. Remontons encore le Mékong pour aller à Chau Doc, le royaume du « poisson macéré » et des piscicultures, loties sous des maisons flottant sur le fleuve et abritant des milliers de pangas, ce poisson-chat devenu le symbole de la ville.

Ce qui force l’admiration du voyageur, c’est la bonne humeur des Vietnamiens. Leur histoire, douloureuse, en est sûrement l’un des éléments fondateurs. Infatigables travailleurs, vivant dans des conditions difficiles, ils arborent un sourire communicatif.

Villages flottants
Plus loin encore, on entre au Cambodge par Phnom Penh. Les berges changent, mais la même philosophie de vie positive transparaît dans les visages. Le Cambodge se remet de ses profondes blessures : la dictature et le génocide dirigé par les Khmers rouges ne sont pas si loin. Ces récents bouleversements sont des stigmates dans l’esprit des Cambodgiens. Mais leur optimisme l’emporte et nous sidère. On peut plaindre le peuple, pauvre, mais il faut avant tout l’admirer. Pour sa farouche volonté à vivre et survivre, en travaillant avec force, en commerçant de tout. Les marchés sont d’ailleurs nombreux, autour et sur le Mékong, sur terre ou flottants. Sur des bidons ou des bambous, des milliers de maisons forment de tentaculaires quartiers sur l’eau. Ici, l’artisanat est omniprésent : poteries, martelage du cuivre argenté, récolte du sucre de palme… Autant de manières authentiques de rencontrer les Cambodgiens. Tout en flânant dans les marchés colorés, où on déguste des fruits du dragon, avec des brochettes de serpents. Avant de poursuivre l’aventure aux mythiques temples du site d’Angkor…

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Source : Le Journal de Saône-et-Loire