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Se loger à Hanoï

Pas facile, pour un expat, de se loger au Vietnam ! Ce petit pays d’Asie du sud-est est très accueillant mais aussi très difficile d’accès pour tout expatrié qui décide de s’y installer. La mentalité des locaux étant très différence de celle des occidentaux, il faudra s’attendre à ce que tout soit pris avec le sourire, à vivre à un rythme différent, c’est ce qu’on appris deux trentenaires, Florent Ménard et Anne Lhuiller sur place, bien que leurs parcours d’expatriation soient très différents.
Florent partage sa vie depuis 2003 entre Paris et Hanoi où il a vécu et travaillé sur quelques longues périodes, six mois, une année comme professeur de français pour le compte de l’AUF. Son réseau amical est assez étendu chez les locaux puisque cet ancien étudiant de l’INALCO, plus communément appelée langues orientales, maîtrise parfaitement la langue : « Je savais déchiffrer les annonces pleines d’abréviations, j’ai plusieurs fois eu besoin de me loger seul sur place. Lors de mon dernier voyage, j’ai fait le difficile, j’ai mis un peu plus de temps à trouver, logeant temporairement chez des amis très proches. J’ai fini par trouver une maison à louer pour un prix très intéressant, juste à côté de l’hôpital français, 180 euros pour environ 70 m². »

Attention aux surprises

Tout allait donc pour le mieux au Vietnam jusqu’à ce que la propriétaire change d’avis : « Je n’ai malheureusement pas pu y rester longtemps, elle me demandait de partir soi-disant parce qu’elle n’aimait pas louer à un étranger, » Et dans ce cas précis, aucun recours possible. Même après avoir signé un bail, vous pouvez tenter de porter plainte mais elle n’aboutira pas. Le bail de location est une simple feuille de papier que personne ne prend au sérieux. Florent Ménard de conclure : « Le motif plus probable est qu’elle a trouvé quelqu’un qui offrait de le louer plus cher. J’aurais eu le droit contractuel de rester, mais peu importe, je préférais changer de logement plutôt qu’être en conflit permanent. J’ai pu récupérer mon avance de loyer. »

Sur le web

La juriste Anne Lhuiller est passée par la case hôtel avant de trouver son premier logement à Hanoi, pas très loin du palais de la culture : « C’est plutôt bon marché au Vietnam. Cela permet de prendre le temps de visiter des maisons. La colocation reste le compromis le moins cher et simple à dégoter. » C’est à dire ? « Pour donner un ordre d’idée, on paie 1000 à 1200 US dollars pour une maison de 5 chambres, meublée, équipée avec tv, Internet, climatisation. »
Et de nous mettre en garde contre les agences immobilières « ils se servent un peu trop à mon goût ! »
Parfois, les prix peuvent même augmenter au moment de la signature du bail. Florent Ménard a une explication : « Pour pouvoir louer à un étranger, un propriétaire vietnamien doit s’acquitter d’une taxe à l’Etat, dont le montant s’élève à 27% de ce loyer. Cette taxe se répercute sur le loyer, qui augmente jusqu’à atteindre parfois des niveaux dissuasifs. » Avantage encore à ceux qui ont appris la langue : « Il reste possible de signer un contrat de location pour vietnamiens, avec un loyer inférieur. Ce n’est pas légal, mais c’est ça ou bien payer un loyer exorbitant. Le locataire ne risque rien, la responsabilité incombe au loueur, mais il est de toute façon préférable de s’entourer de Vietnamiens ayant l’expérience de la location. »

Internet

A Ho Chi Minh ville et Hanoi, il est relativement facile de se connecter gratuitement à Internet dans la rue via wifi avec un smartphone ou un ipod, grâce à la multitude de réseaux WiFi non protégés accessibles partout. Idem pour travailler en terrasse des cafés
Au domicile, les connections Internet via modem fonctionnent relativement bien.

L’argent

Il est recommandé d’aller au Vietnam avec des devises en poche. S’il est possible d’utiliser une carte VISA française, il y a des frais bancaires élevés. Les étrangers ne peuvent ouvrir de comptes en banque que dans la centrale de la banque nationale Vietcombank.
Pour ouvrir un compte, comptez trente minutes. Il suffit de remplir un formulaire, présenter une pièce d’identité, et déposer une somme minimale de 50,000 dong (soit 2,3 euros). Ce à quoi il faudra ajouter 100,000 dong pour commander une carte de retrait. Il vaut mieux choisir un compte en dong afin de faire des retraits sans subit en plus des frais de conversion. Le paiement par carte étant possible dans très peu d’endroits, il n’est pas nécessaire de demander une carte Visa.
Une carte de retrait, en revanche, s’impose. On trouve des ATM de partout dans les grandes villes et dans les villes de taille moyenne. La carte de retrait Vietcombank permet de retirer de l’argent à tous les ATM à l’exception de ceux de la Banque d’Asie Orientale (Ngân hàng Đông-Á)… inconvénient négligeable. Les frais de retrait sont nuls sur les ATM Vietcombank, et sont de 20,000 dong (1 euro) sur les ATM des autres banques.

  • Lila Moon

    Bonjour, je pars en stage à Hanoï en juin pour 3 mois et cherche à louer une maison. Florent Ménard a trouvé un super plan de location et j’aimerais connaitre quelques informations pour pouvoir trouver mon “chez moi vietnamien”. Est-ce possible de nous mettre en contact? Merci pour votre aide , Lila