Le Vietnam veut doper son industrie automobile

Le Vietnam, futur « grand » de l’industrie automobile de l’Asie du Sud-est ? C’est le rêve de Nguyen Tan Dung, le premier ministre. Il vient d’approuver un plan décennal pour développer à la fois la production et le savoir-faire.

Le Vietnam possède des usines d’assemblage depuis 2001. Pour éviter les taxes (sans cesse revues à la hausse), les constructeurs expédient les voitures sous forme de kits. 10 ans plus tard, le bilan est plutôt sombre. Les ateliers ne produisent que quelques milliers d’unités par an et surtout, la part de valeur ajoutée est quasiment nulle.

Le plan de développement veut d’abord mettre l’accent sur les utilitaires moyens, les minivans et les minibus (exactement comme la Chine, au début des années 80.) L’idée est de motoriser les campagnes, jusqu’ici oubliées par la croissance. A terme, le pays rêve d’exporter 900 000 véhicules par an, à l’horizon 2035.
Exporter est vital, car le pays fait désormais parti de l’ASEAN. A terme, les véhicules de ses voisins ne seront plus surtaxées.

De plus, le pays veut attirer les équipementiers. A l’horizon 2020, les voitures produites comporteront 35% de pièces vietnamiennes. En 2035, le taux passera à 65%.
Il ne précise pas s’il va contraindre les constructeurs. Reste aussi à savoir qui voudra produire.