Le groupe français de grande distribution Casino quitte le Vietnam

Le groupe français de grande distribution Casino a annoncé mardi dans un communiqué vouloir engager un plan de désendettement de 2 milliards d’euros, prévoyant notamment de se séparer de ses activités au Vietnam.

Le plan, qui devrait être “réalisé dans les 12 prochains mois” prévoit également de vendre à des partenaires extérieurs certaines galeries commerciales du groupe en Thaïlande et en Colombie. A fin 2016, Casino prévoit ainsi de diviser par deux sa dette de fin 2014, qui était alors de 7,6 milliards d’euros. Le distributeur a déjà réduit cette année sa dette de 1,7 milliard d’euros en réorganisant ses activités en Amérique latine.

Ce nouveau plan “important pour améliorer notre flexibilité financière”, et alors que “le niveau de notre dette a parfois fait l’objet de critiques”, passera “par des cessions d’actifs non stratégiques” et “inclue notamment le projet de vendre les activités du groupe au Vietnam”, a expliqué Antoine Giscard d’Estaing, le directeur financier de Casino, lors d’un point téléphonique.

“Le groupe Casino se concentrera ainsi sur la poursuite de sa stratégie de croissance sur ses marchés clés en France, en Amérique Latine et en Asie autour d’actifs porteurs”, a indiqué le groupe dans son communiqué. Casino est présent au Vietnam depuis 2001 et y possède 42 magasins et 30 galeries commerciales. Les ventes 2015 de Casino dans ce pays se sont élevées à “environ 600 millions d’euros”, soit “environ 3% du chiffre d’affaires consolidé de Casino à l’international”, a expliqué M. Giscard d’Estaing.

Concernant les cessions immobilières, Big C, filiale de Casino en Thaïlande, détient près de 800.000 mètres carrés de surfaces locatives dans ses centres commerciaux. Exito, filiale colombienne du groupe, gère, elle, plus de 300.000 mètres carrés de surfaces commerciales. Sur ces deux pays, “il n’est pas question de vendre les murs des hypermarchés”, a précisé le directeur financier. Pour ces actifs, Casino déclare avoir “déjà reçu plusieurs marques d’intérêts de la part d’investisseurs”. Il estime que l’ensemble des cessions pourrait être réalisé “dans un calendrier de 9 à douze mois”.