La communauté vietnamienne de Bretagne, retour sur une intégration réussie.

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Le nouvel an vietnamien, c’était ce weekend. Retour sur la récente mais riche histoire de la communauté vietnamienne de Bretagne, notamment de Brest et du Finistère.

Il est arrivé à Strasbourg en 1951, puis à Brest, en 1970. Étienne Vo Duc Hanh a accepté de revenir sur l’arrivée à Brest de Vietnamiens dans les années 70, notamment à partir de 1976, à l’époque des premiers bateaux de fortune surchargés de personnes fuyant le conflit ou le régime de l’époque.

“Une amitié sincère et fidèle avec les Bretons”

Comme quelques autres compatriotes établis dans la cité du Ponant, il a aidé de diverses façons ces réfugiés arrivés par différents moyens de transport, plus ou moins encadrés par les autorités françaises. Pas tout à fait des boat people donc.

“Les Bretons, notamment ici, ont été très accueillants ! Il faut leur tirer un coup de chapeau. Peut-être parce que ce sont des voyageurs. Il y a une grande amitié, sincère et fidèle, entre Bretons et Vietnamiens. Le préfet, à l’époque, avait demandé à des communes de mettre à disposition un logement, un travail et une petite somme d’argent pour les aider à démarrer. Il y a eu plus de communes candidates que de familles !”.

Il y avait également le foyer Aftam, près de la poste à l’est de la ville. Quelque 250 à 300 personnes s’y seraient succédé. Un système de parrainage avec des familles. Des étudiants, des scouts, de jeunes marins, des associations locales ont apporté un soutien matériel ou d’aide aux devoirs des enfants, par exemple.

Cinq cents familles dans le département ?

L’association de la communauté vietnamienne catholique de Brest (qui accueille aussi depuis longtemps des personnes de toutes religions ou athées) est présidée depuis deux ans par Minh Thu Le Hir et compte 120 familles sur les 500, environ, qui vivent dans le département. Les Vietnamiens sont très bien intégrés. “Beaucoup ont ouvert des restaurants; d’autres ont été embauchés dans des collectivités ou des entreprises d’agroalimentaire”, confirme la présidente.

Source : Le Télégramme