Expatriation : Tous les travailleurs étrangers devront cotiser à l’assurance sociale du Vietnam

A compter du 1er janvier 2018, tous les travailleurs étrangers devront cotiser à l’assurance sociale du Vietnam, ce qui comprend notamment la contribution à la caisse de retraite nationale.

Mais de quels « droits » bénéficieront-ils après avoir cotisé ?
En novembre 2014, l’Assemblée Nationale a voté une réforme du système de sécurité sociale vietnamien. Une des nouveautés importantes pour les expatriés au Vietnam est l’affiliation obligatoire des travailleurs étrangers à la sécurité sociale, et donc l’obligation pour le personnel expatrié et leur employeur de s’acquitter des cotisations sociales.
Jusqu’ici, les travailleurs étrangers avaient l’obligation de cotiser à l’assurance santé uniquement. A compter du 1er janvier 2018, ils auront l’obligation de cotiser à l’ensemble des caisses composant « l’assurance sociale obligatoire » : retraite, mais aussi maladie, maternité, etc. Un décret du Gouvernement doit préciser les conditions d’affiliation des travailleurs étrangers.
Les premières questions qui nous viennent à l’esprit, bien sûr, sont d’ordre pratique : quel sera le taux des cotisations ? Le même taux que le taux appliqué aux travailleurs vietnamiens (en règle générale, 8% part employé, 18% part employeur) ?

Autre question : s’il est clair dans la loi actuelle que les travailleurs étrangers devront cotiser, rien n’est dit sur les « droits » qui en découleront. Ces droits seront-ils équivalents aux droits des travailleurs vietnamiens ? Par exemple, concernant la retraite, la loi actuelle prévoit que les travailleurs vietnamiens sont en droit de percevoir une pension après avoir cotisé à la caisse de retraite mais peuvent, dans des circonstances particulières, choisir le versement d’une somme forfaitaire à la place du versement de ladite pension. C’est le cas du travailleur vietnamien qui après avoir cotisé choisit de partir vivre à l’étranger : il peut choisir de liquider ses droits en percevant une somme forfaitaire. Il serait évidemment pertinent de reconnaître ce droit au personnel expatrié, qui bien souvent ne souhaite pas résider au Vietnam définitivement.

Toutes ces questions seront sans doute tranchées par le décret à venir du Gouvernement.