Ces Français qui ont réussi au Vietnam

Plus de 7.000 Français vivent actuellement au Vietnam : entrepreneurs, étudiants, salariés, stagiaires… Quatre d’entre eux nous ont raconté leur aventure.
L’essentiel des Français installés au Vietnam vivent à Hanoï, au nord, la capitale plus tranquille, ou à Hô Chi Minh-Ville, au sud, une ville très dynamique qui se modernise à une vitesse incroyable et offre de nombreuses opportunités professionnelles.

Hélène Marcos, pas si simple de trouver un stage
Après un master en Administration Economique et Sociale (AES), Hélène a décidé d’opter pour une année de césure avant de faire son master 2. “Je voulais vivre dans un pays d’Asie un peu à l’écart de la modernité, plus traditionnel. Je suis donc partie au Laos. Mais impossible d’y trouver le moindre stage ou travail. J’ai donc pris un bus pour le Vietnam !” Là, elle trouve un stage dans les ressources humaines au sein d’un grand hôtel d’Hanoï.

“Cela a été difficile, parce qu’au Vietnam, on privilégie l’embauche… de Vietnamiens ! En plus, une fois sur place, lorsque l’on a un visa touriste, il est très difficile de le changer en visa de travail. J’ai donc dû sortir du territoire pour faire une demande de visa depuis le consulat français de Bangkok, c’était l’aller-retour le moins cher !”

Si elle a choisi Hanoï, c’est parce que la vie y était un peu plus tranquille. “Ce n’est pas facile de se faire à leur rythme, la ville est très polluée, il y a des scooters partout, pour traverser la rue, on risque sa vie à chaque fois… mais j’ai pu trouver à me loger dans un quartier un peu plus vert, sur le lac Tay Ho, où d’ailleurs beaucoup de Français sont installés.” Une expérience enrichissante qui lui a plu, puisqu’elle va repartir pour un stage, toujours à l’étranger, pour valider son master 2 !

Chloé Français a trouvé un poste dans la com’ à Ho Chi Minh Ville
Après un premier échange universitaire en 2012, Chloé a choisi de partir travailler au Vietnam à la fin d’un CDD en France. “Mon séjour à Ho Chi Minh Ville m’avait plu, c’était dynamique, j’avais noué des contacts. Je suis arrivée avec un simple visa tourisme en poche, et en 3 semaines j’ai trouvé en emploi !”

Aidée par un réseau de Français dynamique, notamment de professionnelles féminines, Chloé est embauchée par Gameloft Vietnam, une société de jeux vidéo dont le siège est à Paris. “Ils cherchaient quelqu’un pour s’occuper de leur com interne, j’ai eu de la chance. Ici, la vie quotidienne est plus simple, les Vietnamiens sont très “corporate”, ils sont bosseurs, investis, même si parfois ils peuvent manquer de créativité car ils sont habitués à des rapports hiérarchiques forts. Il ne faut pas être frontal, les rapports entre collègues sont plus doux, du coup, parfois, les choses sont plus longues à se mettre en place.” Diplômée en communication à la Sorbonne et d’un master Management Stratégique de l’ESC Troyes, Chloé est rentrée en France pour retrouver ses proches. Mais elle est sûre qu’elle repartira très bientôt !

Anaïs Victor, vietnamienne d’adoption depuis cinq ans

Cinq ans déjà qu’Anaïs s’est installée au Vietnam. “J’avais passé deux ans après mon diplôme en tant qu’ingénieure informatique dans un grand groupe à La Défense quand j’ai réalisé qu’un parcours “classique” ne me conviendrait pas. Je cherchais sans trouver quand un entrepreneur m’a conseillé de venir sur place. Coup de chance, aller simple en poche pour le Vietnam, j’ai été embauchée juste avant mon départ !”

Aujourd’hui, elle est “Product Owner” et “Coach Agile” et travaille essentiellement avec des entreprises offshore. “Les relations de travail sont très différentes. Cela demande beaucoup de courage, d’énergie et de patience car il faut constamment concilier les différences de cultures, et parfois faire des compromis… ou pas.” Elle a pu développer un réseau, notant que l’entraide était forte entre expatriés, à condition de rester ouvert sur les autres. Si elle n’a pas envie de rentrer, parce qu’elle sent qu’ici elle grandit et évolue plus vite, Anaïs cherche maintenant à s’installer à Bangkok. Un nouveau challenge pour cette “addict à l’adaptation”.

Geoffrey Bouillet a trouvé sa place dans la restauration
Installé a Hanoï depuis sept ans et diplômé d’un BTS de cuisine de l’école hôtelière de Dinard, Geoffroy avait envie de découvrir autre chose, une autre culture. “J’ai reçu une proposition de travail d’un grand chef installé depuis longtemps à Hanoï. Aujourd’hui, je suis responsable de restaurants pour Didier Corlou, un groupe de 5 restaurants de style français au Vietnam. C’est très intéressant de pouvoir évoluer dans ce milieu où l’adaptation et l’humilité sont de rigueur.” Un vrai coup de cœur pour Geoffrey qui s’imagine sans problème rester plusieurs années au Vietnam.

Source : Start Lesechos